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Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme…

Vous ne regarderez plus votre cornet de frite comme avant… Alors que 95% des huiles alimentaires usagées utilisées en restauration ou à domicile sont incinérées, finissent à la poubelle ou, pire, dans l’évier, une entreprise lilloise a décidé de leur donner une seconde vie.

il faut constater que chaque années les fritures génèrent plusieurs milliers de tonnes d’huiles usagées. Des vehicules qui carburent à l’huile de friture c’est possible.
Pour commencer, le carburant produit servira à alimenter la flotte de véhicules municipaux de Lille. Aujourd’hui, un bus, une laveuse et une balayeuse roulent déjà grâce au B30 proposé par l’entreprise, un biodiesel composé d’un mélange d’huile végétale (30%) et de diesel classique (70%). L’objectif, est de proposer une version B100, 100% végétale, qui sera expérimentée au printemps 2019.

Le projet Biohec-Life entend en effet renverser le paradigme de l’économie de consommation classique, « extraire, produire, consommer, jeter. » Alicia Bachelet, chef de projet chez Gecco, raconte qu’il est né d’un constat simple :

« Un territoire génère des déchets et a besoin d’énergie. Or, avec un peu d’imagination, ces déchets peuvent devenir l’énergie du territoire. »

Une solution locale qui présente l’avantage de créer des emplois non délocalisables en plus du bénéfice écologique incontestable qu’il représente. En effet, le mauvais traitement des huiles alimentaires usagées constitue la première cause de pollution de l’eau dans les villes. Un seul litre suffit à former une pellicule de 1000 m², une couche imperméable qui asphyxie les micro-organismes chargés d’éliminer les impuretés dans l’eau.

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